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jeudi 15 mai 2003

LE SERGENT MORZICKI



 

Qui était ce sous-officier de la Légion étrangère dont le nom figure sur le monument aux morts de La Clayette en Saône et Loire depuis le 26 avril 2003 ?

Marie Louis Paul MORZICKI, l’un des quatre sergents de la célèbre 3e compagnie du Régiment étranger ayant combattu à Camerone, est né le 5 janvier 1840 à La Clayette. Il était le fils d’un officier polonais réfugié en France et d’une mère française née Claudine Marie LOUVRIER. Il s’engagea à Macon dans la Légion étrangère le 23 janvier 1858 et participa à la campagne d’Italie en 1859 où il fut décoré de la médaille de la valeur militaire de Sardaigne. Nommé sergent le 9 mai 1861, il fut affecté à la 3e compagnie du 1er bataillon avec laquelle il rejoignit le Mexique en février 1863.

Le 30 avril de la même année, dans l’hacienda de Camerone encerclée par les soldats mexicains, c’est à lui que le capitaine DANJOU, commandant la compagnie, confia la délicate mission de monter sur le toit et de surveiller les environs. C’est alors qu’il vit que l’hacienda était entourée par des cavaliers mexicains, dont une grande partie avait mis pied à terre pour prendre position autour du mur d’enceinte.

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COMBAT DE CAMERONE

SCENE DU COMBAT DANS L’HACIENDA DE CAMERONE

Un officier mexicain (le lieutenant Ramon LAINE, fils d’un Français fixé depuis longtemps à Véra-Cruz) se dirigea dans sa direction en agitant une étoffe blanche et s’adressa à MORZICKI en français pour lui dire qu’ils allaient se faire massacrer inutilement et qu’ils auraient la vie sauve s’ils déposaient les armes. Descendant du toit, le sergent rendit compte de la proposition mexicaine au capitaine DANJOU qui lui dit de répondre qu’ils avaient des cartouches et qu’ils ne se rendraient pas. Cette réponse fut transmise par MORZICKI à l’officier mexicain après être remonté sur le toit.

De nouveaux renforts mexicains constitués de trois bataillons étant arrivés, MORZICKI vit une multitude de soldats ennemis autour de l’hacienda. Le lieutenant mexicain LAINE ayant adressé une deuxième sommation aux légionnaires, il est dit que MORZICKI aurait répondu par le mot de Cambronne, mais cela restera toujours à prouver.

MORZICKI étant descendu de son poste d’observation pour combattre avec ses camarades fut touché mortellement à la tempe par une balle ennemie. Le caporal BERG, l’un des survivants de Camerone, dans la lettre qu’il écrivit à son chef de corps déclara : « ...celui qui a le plus droit à l’admiration de tous, c’est le sergent MORZICKI. » Un tel hommage vaut toutes les décorations.

Lorsque le 3 mai, la colonne du Régiment étranger commandée par le colonel JEANNINGROS arriva à Camerone, les légionnaires creusèrent une grande fosse et y déposèrent les corps de leurs camarades dont celui du sergent MORZICKI . Puis le colonel fit présenter les armes et s’écria : « Honneur aux braves ! Nous saurons les suivre dans la voie qu’ils nous ont tracée ! ».

Depuis Camerone les légionnaires continuent à suivre cette voie qui sera toujours quoiqu’il arrive celle de l’Honneur et de la Fidélité.

 

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