Divajeu 26400 Crest
En août 1943, le général de Gaulle disposa à Alger de facteurs favorables à l’action vers l’Indochine qu’il avait décidée.
Pendant que le C.L.I., corps interarmes de volontaires, destiné à des destructions et à la guérilla sur les lignes de communication japonaises s’entraînait en Kabylie, le commandant de Crèvecoeur était envoyé en stage de jungle aux Indes, pour y introduire le C.L.I. et préparer 1’arrivée du général Blaizot, qui avait pour mission d’obtenir la subordination stratégique du commandement en chef en Indochine, qui fut chargé de la Résistance.
Le C.L.I. fut inséparable des relations conflictuelles, diplomatiques et mêmes stratégiques en Asie, étant devenu un enjeu dans la rivalité entre les Théâtres du Sud-Est Asiatiques et de Chine.
Au retour de la liaison à Hanoï du Lt colonel Huard ( décembre 1944) un groupe du C.L.I. fut parachuté au Tranninh par notre Service d’Action. Lors de l’agression japonaise du 9 mars 1945, ce groupe et celui parachuté au Ve Territoire, purent seuls donner leur mesure, le corps ayant été bloqué à Alger par décision américaine.
Débarqué à Colombo à la fin mai sous le nom de 5e RIC et renforcé du commando de Cockborne ( 5e Etranger) venant de Chine, du léger commando aéronaval Ponchardier, d’importants éléments arrivant de France destinés à la constitution du commando léger n°2 du commandant Guennebaud, il devait former deux bataillons de commandos et un parachutiste de type S.A.S.
Précédé le 12 septembre par sa compagnie A aéroportée qui libéra Saïgon et pas sa compagnie B parachutée devant Vientiane, le C.L.I., débarqué le 3 octobre élargit le périmètre de Saïgon, envoya à Phnom Penh le détachement C. support d’un coup d’état silencieux, et entama la série ininterrompue d’actions offensives en Cochinchine, au Sud-Annam et au Laos, qui lui valurent quatre citations d’unités à l’ordre de l’Armée.